Lettre ouverte à Madame Valérie Glatigny,

Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Concerne : Discrimination incompréhensible dans la pratique du Sport automobile

 

 

Madame la Ministre,

 

Je ne sais pas quelle est exactement votre part de responsabilité dans cette affaire, mais je voudrais crier, devant vous et tous nos décideurs, mon incompréhension et mon indignation par rapport à la mise à mort organisée de notre Fédération Sportive.

Cette Fédération Sportive, l'ASAF, que vos prédécesseurs ont reconnue comme celle chargée d'organiser le sport automobile et le karting en Communauté Française de Belgique et qui depuis près de 20 ans, aide vos services à assurer ses missions, va périr exsangue si rien n'est fait pour la sauver.

 

Je m'insurge devant cette injustice au nom de tous les sportifs et les bénévoles qu'elle regroupe … (pardon, regroupait) devant la discrimination inacceptable dont elle fait l'objet depuis le début du déconfinement entamé en vue de sortir de la crise sanitaire "Covid 19".

 

Si nous et nos licenciés considérions l'arrêt complet des activités et compétitions sportives comme un acte d'utilité publique devant la propagation exponentielle du virus, nous ne comprenons, que de moins en moins (c'est un euphémisme), les justifications successives invoquées pour autoriser ou non, des événements, pourtant, similaires. 

Une grande majorité de nos licenciés s'étonne, par exemple, du fait de ne pouvoir, le 20 juin, participer au Rallye Sprint d'Estinnes, placé sous l'égide de l'ASAF (50 participants, au maximum et à huis clos, soit, financièrement irréalisable pour l'organisateur) mais pouvoir prendre part le 27 juin, en nombre illimité, au Rallye de Vresse-Sur-Semois, selon le même protocole, prenant cours le 9 juin et, en principe, valable jusqu'au 30 dito.

Pourtant, comme je vous en avais déjà informé dans un précédent courrier, Il s'agira, majoritairement, des mêmes concurrents (les régionaux de l'épreuve, pour la plupart, qui pourront se le permettre, pécuniairement) mais, porteurs d'une licence délivrée par le RACB.

De plus, dans ce genre d'épreuves dites "professionnelles", il est habituel qu'y soit organisée, en même temps, une épreuve annexe, accueillant, en nombre illimité, les véhicules conformes à la réglementation technique de l'ASAF mais dont les équipages sont munis de licences du RACB.

 

La notion de sport professionnel (organisé "par des professionnels, pour des professionnels", inapplicable au sport automobile), est devenue, au fil du temps, "accessible aux professionnels, aux nationaux et aux internationaux" et elle se résume aujourd'hui, dans la pratique, à un seul critère : l'appartenance à la bonne Fédération.

Appelons un chat, un chat : Si nous en sommes heureux pour le RACB et pour le nombreux public qui pourra s'y rendre (22 zones de 400 personnes, dont 6 différentes, accessibles à chacune d'entre elles !), nous déplorons la situation financière dont est victime notre Fédération dont le nombre de licenciés sportifs à l'heure actuelle a chuté à un pourcentage égal à 22 % de celui d'août 2019.

Ceux qui ont émigré cette année nous reviendront-ils après la crise ?

Rien n'est moins sûr !

 

Malgré plusieurs courriers de notre part, il ne nous a jamais été répondu officiellement à la question de savoir comment appliquer au sport automobile, les mesures prises pour l'ensemble du monde sportif.

Cette incompréhension est encore aggravée par le fait d'une communication disparate, voire contradictoire, de la part de votre cabinet, qui nous met en porte-à-faux vis-à-vis de nos organisateurs et de nos licenciés.

Ainsi, vous avez accordé récemment, une réponse immédiate à des questions posées par des internautes sur votre page Facebook. Si la première de vos réponses limitait strictement le nombre des participants en Rallyes/Rallyes Sprints de l'ASAF à 50 équipages, votre message suivant laissait entrevoir la possibilité de contourner cette disposition, en organisant des contingents de 50 voitures, échelonnés dans le temps.

Nous ne voyions pas comment concilier cette opportunité avec la certitude de ne pas laisser se côtoyer certains membres de ces groupes, sauf à créer des aires de départs/arrivées et parcs d'assistances/regroupements dédiés à chacun d'eux. Ceci revenant à organiser plusieurs épreuves distinctes le même jour avec d'autres moyens logistiques et financiers que ceux d'une seule épreuve. Une telle organisation si elle n'est pas impossible à mettre sur pied, semble toutefois irréalisable à bien des égards.

 

Là où je vous rejoins, toutefois, c'est que le caractère successif des départs de chacune des voitures à intervalle minimum d'une minute, peut être assimilé à autant de groupes qu'il n'y a d'équipages. Comme le nombre de groupes ne semble pas être un problème pour vous, pouvons-nous envisager cette façon de voir les choses ?

Quant à la présence des équipages dans les aires de départs/arrivées, les parcs d'assistance technique et les parcs de regroupement, elle est minutée et dure rarement plus de 50 minutes (elle pourrait être limitée à 50 minutes, au maximum).

 

Si vous le voulez bien, nous pourrions nous rencontrer d'urgence pour en discourir ou pour considérer, tout simplement, qu'en sport automobile routier, il n'existe pas de distinction quant au nombre de participants autorisés, quels que soient l'organisateur, la discipline ou la fédération.

 

D'autre part, je profite de l'occasion qui m'est donnée ici pour lancer un petit "coup de gueule" à l'attention de nos hommes et femmes politiques de tous bords et de tous niveaux pour leur reprocher d'avoir, la plupart du temps fait des amalgames en ce qui concerne les matières sportives.

Trop souvent, en effet, ils ont perdu de vue que ce qui est le plus important dans le sport, c'est sa pratique et non le spectacle qui y est attaché.

 

Se réjouir de la perspective de réunir 75 ou 100 mille spectateurs pour assister à un Grand Prix de Formule 1, en août (visible, quoi qu'il en soit, par les amateurs du genre, sur toutes les chaînes TV du monde) et interdire à quelques centaines de sportifs de pratiquer, ne serait-ce qu'à huis clos, leur sport préféré, me semble tout-à-fait, surréaliste !

 

Dans l'espoir de vous rencontrer bientôt, je vous prie, Madame la Ministre de croire en l'assurance de mon entier dévouement et de mon profond respect.

 

Bernard HAYEZ

Président de l'ASAF

13 juin 2021

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
Après l'annulation forcée du RS Balou et du Slalom d'Abolens,
 
Le Président vous parle …
 
Il m'est revenu que sur les réseaux sociaux, avait circulé une invitation à manifester aujourd'hui, dans le calme, à Haulchin (entité d'Estinnes), en signe de protestation contre l'annulation (confirmée lors du Codeco du 11 mai), des épreuves de l'ASAF devant se dérouler avant le 9 juin, parce que considérées comme des épreuves "amateures"…
Si notre Fédération (reconnue par les pouvoirs publics), n'était pas instigatrice de cette action spontanée, elle voulait se montrer bienveillante, voire solidaire avec ceux de ses affiliés (et avec tous les passionnés de sport automobile du pays) qui y prendraient part. Moi-même, j'avais envisagé de m'y rendre, à titre personnel, pour autant que cette démarche citoyenne se déroule en bon ordre, sans la moindre violence ni dégradation et qu'elle soit tolérée par les autorités communales.
La décision prise par Madame la Bourgmestre d'Estinnes de ne pas l'autoriser, a mis, bien évidemment, fin à mon intention de me rendre sur place, ce dimanche.
C'est à elle qu'il appartient de décider ce qui est bon ou pas dans ce qui se passe sur le territoire de sa commune et nous devons respecter scrupuleusement sa décision.
Néanmoins, les réactions et commentaires qui ont accompagné ces événements nous ont permis de nous rendre compte que beaucoup d'internautes se sont totalement trompés de cible et ont fait d'innombrables amalgames, beaucoup s'en prenant à l'ASAF pour la rendre responsable de tous les maux qui s'abattent sur le sport automobile "amateur" (puisque c'est ainsi que des gens mal informés de tous les niveaux, nous qualifient, donnant à cette notion, un sens péjoratif bien éloigné du sens premier du mot).
Je peux comprendre que des personnes peu au courant des structures légales existant dans notre pays adhèrent au phantasme populaire qui veut que quiconque occupant un poste de direction, d'encadrement ou à responsabilité, ne le fasse que "pour se remplir les poches", même s'il se prétend bénévole.
Je peux leur assurer qu'à part les membres de notre personnel (subsidié en partie par la FWB), personne à l'ASAF et quelle que soit sa mission, n'en retire un bénéfice pécuniaire.
Non, Monsieur (dont j'ai oublié le nom), l'ASAF n'est pas la Maffia … et si quelqu'un veut y trouver sa place, quelle qu'elle soit, il faut simplement qu'il s'investisse et convainque démocratiquement ses pairs, de son dévouement, de ses compétences et … de son ouverture d'esprit.
Ce que je ne peux admettre, par contre, c'est que certains de nos licenciés, même des "officiels" de l'ASAF, censés la représenter, aient pu faire paraître des stupidités et des contre-vérités comme celles apparues sur certains réseaux sociaux.
Je ne peux pas encore dire ce qu'il adviendra de ce comportement complètement en dehors de l'éthique et de la loyauté. Un prochain Conseil d'Administration en décidera.
Mais, quoi qu'il en soit, Messieurs, Dames, si la Fédération que vous êtres censés représenter vous déçoit à ce point : quittez-la … et, dès maintenant ! Nous avons certes besoin de tout le monde pour mener notre mission à bien. Mais nous voulons pouvoir compter sur des gens de bonne volonté, dévoués à la cause commune pour atteindre ce but ; pas des détracteurs systématiques à la courte vue…
Ne croyez pas que nous ne recherchons que des moutons prêts à bêler d'aise devant chaque proposition, mais des collaborateurs sachant faire preuve de discernement. Contradicteurs, le cas échéant. Pourquoi pas ? Mais dans le respect de chacun et des convenances.
A tous, je voudrais vous rappeler que L'ASAF EST AVEC VOUS ! PAS CONTRE VOUS.
Elle se bat depuis des mois (voire des années) pour préserver ce qu'elle représente et pouvoir continuer à poursuivre sa raison d'être :
- D'une part, rendre le sport automobile accessible au plus grand nombre, en y pratiquant des conditions financières supportables (à ce jour et malgré mes recherches je n'en ai pas encore trouvé de meilleures) ;
- D'autre part, faire se rencontrer les bénévoles de toutes espèces afin de proposer aux pratiquants actuels ou futurs, des épreuves variées, bien organisées et bien sécurisées, réparties sur l'ensemble du territoire de la Fédération Wallonie Bruxelles.
Cessez de la rendre responsable de tous les événements négatifs qui surviennent, qu'ils soient inexorables comme la pandémie qui nous frappe ou qu'ils lui soient imposés par un contexte extérieur très rarement bienveillant.
A force de le malmener, vous finirez par casser votre plus beau jouet !
Attention, il n'en existe pas d'autre ! Ou alors, il coûtera beaucoup plus cher et la plupart d'entre nous ne pourront pas se le payer …
Pour en revenir à la situation actuelle, permettez-moi de vous rappeler que c'est la fatalité du corona virus Covid-19 et la crise qu'il a créée ("où le lobbying a été roi", dixit un homme politique bien connu, sur le plateau de la RTBF, jeudi 13 mai) qui nous ont amenés dans l'impasse où nous nous trouvons, au moins jusqu'au 9 juin.
Dans vos griefs, revendications et lors d'éventuelles actions futures, n'oubliez pas ceci : ce n'est pas la Bourgmestre du lieu, ni le Gouverneur de la Province, ni la Ministre des Sports de la FWB, ni l'ASAF qui sont responsables de cette annulation.
Toutes ces personnes ou institutions sont soumises à la hiérarchie existante et si l'Arrêté Ministériel du SPF Intérieur prévoit que, seul, le sport professionnel peut être pratiqué, elles sont tenues de s'y conformer. Alors, si comme certains l'envisagent, ils veulent aller manifester à Bruxelles, c'est bien …. Mais où ? Chez qui ?
Reste avant tout à savoir ce qu'est le sport professionnel et ce qu'est le sport amateur.
Pour certains sports, comme le football, c'est assez simple. Il y existe, une ligue professionnelle et une ligue amateure. La ligue professionnelle regroupe uniquement les clubs professionnels titulaires d'une licence "Pro". Cette ligue "Pro" est totalement inaccessible aux clubs qui ne la détiennent pas et aux joueurs non professionnels.
C'est la fédération (unique) de football qui décide à qui attribuer cette licence et il n'y a, dès lors, aucune concurrence déloyale vis-à-vis de cette Fédération, au bénéfice d'une autre pratiquant le même sport.
Les structures du Sport Automobile ne comportent pas de ligue professionnelle et les épreuves de tous les niveaux sont accessibles aux sportifs de tous les statuts. J'ai toujours trouvé que le fait de considérer que les épreuves du RACB sont des épreuves professionnelles et celles de l'ASAF, des épreuves amateures, était une discrimination scandaleuse. Elle a, en outre, des conséquences dramatiques dans l'équilibre financier de notre fédération qui voit le nombre de ses licenciés réduit à une peau de chagrin, ceux-ci émigrant en masse vers le RACB, lequel multiplie les compétitions, ouvertes à tous les pratiquants (Pro ou Amateurs), particulièrement en circuit et en karting, c'est-à-dire deux disciplines sportives dont il se réserve le monopole, sans réaction du Ministère des Sports de la FWB que nous avons déjà, pourtant, souvent interpellé à ce sujet.
Il est à noter que le fait de passer outre à cette interdiction d'organiser des courses en circuit et en Karting serait accompagné pour nous, de rétorsions de la part du RACB, parmi lesquelles la fin de la possibilité pour l'ASAF et ses clubs, d'inscrire des épreuves au calendrier E.N.P.E.A. (Open), comme c'est le cas actuellement.
Comme je le dis ci-dessus, malgré plusieurs démarches et courriers au Ministère des Sports de la FWB, je n'ai jamais reçu de réponse à la question de savoir sur quoi cette discrimination était basée. Peut-être, cette situation était-elle inexplicable parce qu'injustifiable et, dès lors, inavouable ?
Y aurait-il eu du lobbying auprès de quelques personnes influentes ?
Je ne parviens, toutefois pas, à imaginer qu'une institution séculaire et aussi respectable que le RACB se soit abaissée à intervenir pour influencer sa position par rapport à ce clivage ! Vous non plus, je suppose …
Vous trouverez, ci-dessous, la dernière tentative effectuée, par l'ASAF le 12 mai à 10h38 (le lendemain du Codeco qui a décidé de prolonger les dispositions préexistantes jusqu'au 9 juin), auprès du Cabinet de la Ministre des Sports, lequel Cabinet, cette fois-ci, nous a répondu qu'il faudrait encore attendre, un peu.
Ce que nous avons communiqué alors au club organisateur du RS Balou, étant entendu que, dans cette affaire nous n'étions que le messager d'une mauvaise nouvelle et non le décideur de la mesure.
Je ne parviens pas à comprendre pourquoi autant de gens peuvent penser que l'ASAF pourrait se réjouir de l'annulation de l'une de ses épreuves ou favoriser l'annulation de l'une d'entre elles, puisqu'il s'agit-là, à chaque fois, de la disparition d'une partie de sa raison d'exister.
Il est bien évident, toutefois qu'elle ne peut laisser à un de ses clubs, la possibilité d'organiser une épreuve hors-la-loi sous son égide. En dehors de cette égide, les organisateurs auraient pu faire ce que bon leur semblait mais il se serait agi là, d'une opération plus qu'hasardeuse pour eux et pour les éventuels participants.
Heureusement pour tout le monde, ils n'ont pas suivi cette voie.
Envoyé : mercredi 12 mai 2021 10:38
Objet : Autorisation du rallye-sprint Estinnes Mémorial Balou des 15 et 16 mai 2021
Monsieur ……
L’Estinnes Automobile Club, reconnu par l’ASAF, aurait obtenu de la Bourgmestre d’Estinnes et du Gouverneur de la Province de Hainaut, les autorisations d’organiser le rallye-sprint Estinnes Mémorial Balou ces 15 et 16 mai 2021. Cette compétition est reprise au championnat de la FWB et bénéficie du statut Open délivré par le RACB Sport (Epreuve Nationale à Participation Etrangère Autorisée – E.N.P.E.A.). Cette épreuve figure comme telle dans son calendrier et il y est précisé qu’elle est placée sous l’égide de l’ASAF.
Elle est, bien évidemment, ouverte à tous les licenciés belges de sport automobile, quel que soit leur statut (professionnel ou amateur).
Nous aimerions connaître la position du cabinet de Madame la ministre des Sports, Valérie Glatigny, concernant la possibilité pour l’ASAF d’autoriser cette manifestation ?
D’avance, je vous remercie pour votre diligence et vous prie de recevoir, Monsieur ……., mes respectueuses salutations.
Je regrette profondément que le club organisateur concerné à qui nous avons accordé notre soutien à chaque fois qu'il l'a sollicité, semble, dans les communications faites par ses officiels, nous rendre responsables de l'annulation de son épreuve, affirmant également que nous l'avions encouragé à en poursuivre la préparation jusqu'à épuisement de toutes les possibilités de recours.
Rien n'est plus faux et si je peux comprendre que des gens mal informés puissent penser qu'il en est ainsi, le fait pour ces officiels, de faire circuler de tels mensonges dans le but "de se dédouaner", est impardonnable.
Je leur donne en exemple l'attitude exemplaire d'une autre épreuve dans la même situation, le Slalom d'Abolens qui, lui aussi, avait choisi cette option et qui a été, pareillement, contraint d'annuler son épreuve. Il n'en a pas, pour autant, essayé de rejeter sur d'autres, la responsabilité des déboires découlant de son choix.
Le fait d'avoir reçu en retour son règlement approuvé par l'ASAF ne constitue, évidemment pas, pour un organisateur, la certitude de pouvoir organiser son épreuve, par les temps qui courent. C'est pourquoi, tous les règlements qui sont approuvés par la Fédération depuis le début de la crise sanitaire, comportent, d'entrée un avertissement rappelant cette réserve.
Voici l'encadré figurant au début du Règlement Particulier de l'épreuve RS Balou :
Attention – Dispositions particulières liées à la situation sanitaire Covid-19:
Toutes les mesures liées au Covid-19, présentes ou à venir, reprises ou non dans ces textes, décidées par l’ASAF ou par les Autorités compétentes, font partie intégrante du présent règlement particulier.
Il vous appartient donc de vous y conformer et de vous tenir au courant de l’évolution, à la hausse ou à la baisse, de ces mesures en suivant les informations officielles publiées par l’ASAF ou par les Autorités.
Voir le dernier protocole établi, sur le site www.asaf.be.
J'espère que les officiels de l'ASAF que sont les décideurs de l'EAC auront à cœur de rétablir publiquement la vérité et de présenter leurs excuses à la Fédération.
Nous disposons, si besoin en est, de tous les échanges de mails intervenus entre ce club et le secrétariat, prouvant que c'est sur demande de dérogation du premier que l'ASAF a accepté de porter à 130 au lieu de 120 le nombre maximum d'engagés et que nous avons attiré régulièrement son attention sur le côté hypothétique de la tenue d'une épreuve à cette date. Le club, persuadé, disait-il, de pouvoir organiser à cette date a voulu poursuivre ses préparatifs jusqu'au bout.
Il est vrai que, pour notre part, nous lui avons laissé cette liberté. Il s'agit là de notre manière habituelle de procéder et nous continuerons à la prôner, au maximum.
L'histoire risque de se répéter, d'ailleurs, puisque l'Estinnes Auto-Club nous a demandé un report de l'épreuve au mois de juin.
Cette demande d'inscription à notre calendrier est actuellement, en cours d'examen.
Devons-nous, au vu des réactions malheureuses survenues et dont il est question ci-dessus, refuser cette inscription dès maintenant parce que nous ne sommes pas sûrs à 100% que l'épreuve pourra avoir lieu à la date demandée ?
En effet, la pandémie n'est pas encore vaincue, même si nous pouvons nourrir l'espoir d'un recul sensible d'ici, là.
Je laisse à chacun le soin de répondre à cette question.
Puisque l'occasion nous est donnée ici de communiquer en direct entre nous, je voudrais faire comprendre à ceux de nos licenciés qui se plaignent des frais encourus pour "passer" leur voiture au Pré-contrôle, en vue de se présenter au CTA, que nous avions contacté, dès le mois de mars 2020, les Ministères Wallons et Bruxellois de la Mobilité qui gèrent les matières relatives au contrôle technique des véhicules et que ceux-ci n'étaient pas opposés à une prolongation de la validité des "Carnets jaunes", considérant qu'il s'agissait là d'une prérogative des Instances Sportives identifiées dans les A.R régissant l'organisation des compétitions automobiles sur la voie publique.
Nous avions alors fait part de cette aubaine au RACB.
Sans discussion ni concertation, celui-ci a refusé cette possibilité et nous avons été tenus de mettre sur pied des séances en mode Covid, lors de la première vague de contaminations.
A ceux qui se plaignent de l'obligation d'avoir dû (pour des raisons de sécurité ??) équiper leur voiture et leur personne avec du matériel neuf, matériel, pour la plupart, valide pendant 5 ans et dont la 1ère année est, d'ores et déjà, échue sans qu'il n'ait été utilisé, je répondrai que l'ASAF a demandé, début 2020, au RACB, une prolongation d'un an dans la mise en application de cette imposition.
La réponse fut négative.
Quand nos voisins français ont pu bénéficier, de la part de la FFSA, d'une prolongation de certains équipements lors de leurs épreuves nationales et régionales, une nouvelle demande a été introduite, il y a quelques semaines.
A ce jour, aucune réponse ni aucun accusé de réception ne nous est parvenu…
A ceux qui se plaignent que l'ASAF leur reprend d'une main ce qu'elle leur avait donné de l'autre (majoration des droits d'engagement vs réduction sur le prix des licences) je voudrais leur dire ceci : L'ASAF, depuis le début de la crise n'a fait que voir diminuer ses rentrées financières.
De plus, elle consent une réduction de 15 € sur les licences 2021 les plus chères, à ceux qui en possédaient une en 2020 (coût de l'opération : environ 22.500 €).
D'autre part, l'ASAF a contribué à la perception par ses clubs des aides accordées par la Région Wallonne et la Fédération Wallonie Bruxelles (environ 140.000 € pour la Région et 18.000 € pour la FWB. A ajouter à cela les 4.200 € en principe, dévolus à la Fédération mais que l'ASAF ajoutera aux 18.000 € déjà cités).
Quant à la majoration des droits d'engagement aux épreuves en 2021, elle fut discutée en Conseil d'Administration car une demande en ce sens avait été introduite par certains organisateurs.
Après délibération, le CA a autorisé les organisateurs à majorer leurs prix d'engagement de 20%, au maximum, étant entendu que si certains d'entre eux estimaient pouvoir le faire, ils pouvaient demander moins. D'autre part, si cette situation créée par la crise sanitaire (pas de rentrées "buvettes", sponsors, programmes, etc.) devait revenir à la normale, ces montants pourraient être revus à la baisse, le moment venu.
Vous aurez compris que l'ASAF ne "profitera" pas de cette rentrée, réservée aux seuls organisateurs.
Dès lors, avant de "tout mettre sur le dos de l'ASAF", demandez l'explication des choses, à votre club, à vos CSAP ou au secrétariat de l'ASAF.
Demandez-vous, tous :
- Qu'aurait dû faire l'ASAF qu'elle n'a pas fait ?
- Qu'a-t-elle fait qu'elle n'aurait pas dû faire ?
Faites-nous parvenir le résultat de votre analyse. Je vous promets qu'il en sera tenu compte dans notre gouvernance, pour autant que ce soit possible et de notre ressort.
A bientôt, sur les "Spéciales"
Bernard HAYEZ
Président de l'ASAF
Dimanche 16 mai 2021